À la Villette, la gouvernance se recompose rapidement. La nomination de Réda Soufi comme directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle intervient dans le sillage immédiat de celle de Claire Landais, énarque de 52 ans, nommée présidente de l’établissement après son départ du gouvernement, mi-janvier. Elle succède à Blanca Li à la tête d’un ensemble culturel et urbain parmi les plus exposés de la capitale.
Ancien administrateur général de Chaillot – Théâtre national de la Danse, où il a notamment conduit les travaux de rénovation et assuré la stabilité financière de l’institution, Réda Soufi complète un binôme associant haute fonction publique et expertise du spectacle vivant, appelé à évoluer dans un contexte mêlant enjeux politiques, programmation artistique et usages multiples d’un site à forte visibilité nationale.
À Cavaillon, sous l’impulsion de Chloé Tournier, le réseau Ça mijote se structure autour du festival confit !. Il réunit scènes nationales, artistes et acteur·rices du champ culinaire afin d’accompagner le développement des formes artistico-culinaires, en mutualisant outils de réflexion, de production et de diffusion, pour inscrire durablement ces pratiques encore expérimentales.
Sur le bassin de la Villette, La Pop fête ce printemps ses dix ans. Dix années consacrées aux premières fois, à l’expérimentation sonore et musicale, à l’accompagnement d’artistes au moment où leurs projets prennent forme. Le 14 février, la péniche célèbre cet anniversaire par une journée ouverte, avec ateliers, rencontres et DJ sets.
Enfin, l’actualité est marquée par des disparitions qui touchent directement la scène théâtrale. Celle de Gilles Ostrowsky, comédien, auteur, metteur en scène, figure singulière du clown contemporain. Atteint d’une maladie rare contre laquelle il s’est battu durant plusieurs années, il avait choisi de faire de cette épreuve une matière de jeu et de pensée, notamment avec Le Voyage en ataxie. Un théâtre frontal, traversé par l’humour, la fragilité et une grande liberté de ton.
Celle de Marina Da Silva, collaboratrice de longue date de L’Humanité et du Monde diplomatique, journaliste engagée et militante fidèle à ses combats, rappelle également ce que le journalisme culturel doit à des trajectoires indissociables de convictions politiques fortes. La rédaction de Coups d’Œil s’associe aux hommages rendus.