Vos débuts
Votre premier souvenir d’art vivant ?
Une pièce de boulevard, avec le recul pas très bonne je crois, mais qui m’avait donné ma première sensation forte liée au théâtre vivant. Les comédiens sont devant moi, dans un présent où tout peut arriver. Cet endroit si risqué, si plein de possibles, m’a captivé.

Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir cette voie ?
Le champ des possibles entre les mots et le corps. Cette découverte-là.
Pourquoi ce métier ?
Une combinaison des réponses précédentes. Porter des mots, des histoires, du sens, de l’émotion, en engageant le corps, et donc l’autre, l’écoute, le rapport aux partenaires et aux spectateurs. Le travail sur soi pour une expérience commune.
Racontez-nous le tout premier spectacle auquel vous avez participé ?
Contes à rebours, un spectacle autour de l’écriture des frères Grimm. C’était mon premier rapport au récit sur un plateau, ma découverte des grands espaces que crée la parole, et de la suspension de cette parole.
Passions et inspirations
Votre plus grand coup de cœur scénique ?
Yves Hunstad dans La tragédie comique. Un spectacle mythique où tous les personnages créés par les auteurs/autrices attendent l’acteur/l’actrice qui les incarnera. Jusqu’au jour où un personnage, qui en a marre d’attendre, décide d’aller choisir lui-même son acteur au berceau et de l’accompagner jusqu’au présent de la représentation. Choc monumental d’un théâtre pour tous. Et puis, Fase d’Anne Teresa de Keersmaeker, Les Atrides d’Ariane Mnouchkine, La Chambre d’Isabella de la Needcompagny, Un Sacre de Lorraine de Sagazan…

Quelles belles rencontres ont marqué votre parcours ?
Fernand Simon, professeur d’Aïkido, de tir à l’arc, de taï-chi et de trompette au Théâtre National de Strasbourg. Mais aussi Yves Hunstad, Philippe Adrien, Wajdi Mouawad, Estelle Savasta, Adrien Béal, Guillaume Barbot.
Où puisez-vous votre énergie créative ?
Auprès de l’équipe porteuse du projet, le sens que ce projet a, pour soi et pour ce que l’on espère que le public recevra.
En quoi ce que vous faites est essentiel à votre équilibre ?
Ce métier fait travailler sur soi, toujours dans une énergie collective, dans le but de partager une expérience commune avec le spectateur. Cette combinaison, quand elle est dépouillée de tous les parasites inutiles, donne un sens, dans la vie et dans ce métier.
L’art et le corps

Que représente la scène pour vous ?
Un présent, un risque, un haut-parleur, une ouverture, une expérience commune vécue différemment. Tout peut arriver.
Rêves et projets
Avec quels artistes aimeriez-vous travailler ?
Celles et ceux qui portent un projet vibrant.
Si tout était possible, à quoi rêveriez-vous de participer ?
Un spectacle de danse.
Si votre parcours était une œuvre d’art, laquelle serait-elle ?
Celle qui aurait cette petite auto-dérision propre à la Belgique.
D’autres familles que la mienne, texte d’Estelle Savasta en collaboration avec les acteurs et actrices
Spectacle créé au CDN de Normandie – Rouen, au Petit Quevilly – Théâtre de la Foudre en novembre 2024
Théâtre du Rond-Point
Du 9 au 19 octobre 2025
Durée 1h45.
Tournée 2025-2026
26 au 28 novembre 2025 au Théâtre de Sénart – Scène nationale (77)
5 et 6 décembre 2025 au Théâtre de Sartrouville CDN (78)
7 et 8 janvier 2026 Théâtre d’Angoulême Scène nationale (16)
5 mars 2026 La Passerelle – Scène nationale Saint-Brieuc (22)
7 mars 2026 Centre Culturel Jacques Duhamel / Vitré (35)
9 avril 2026 Théâtre de Mende (48)
Mise en scène d’Estelle Savasta
Avec Olivier Constant, Valérie Puech, Zoé Fauconnet, Clémence Boissé, Matéo Thiollier Serrano et Najda Bourgeois
Assistanat à la mise en scène Titiane Barthel
Musique de Ruppert Pupkin
Scénographie de François Gauthier-Lafaye
Lumières de Léa Maris
Lumières reprise de Mathieu Marques
Costumes de Cécilia Galli
Réalisation du décor dans les Ateliers de construction du ThéâtredelaCité sous la direction de Michaël Labat.