Créé au toulousain ThéâtredelaCité, Le Grognement de la voie lactée, mis en scène par Maïa Sandoz et Paul Moulin avec la troupe éphémère du CDN, arrivera en juin à la Tempête, à Paris. Avec lui, c'est un carnaval de personnages absurdes qui foule les planches.
Alors que s'achèvent ses dates aux Bouffes du Nord, saluons le spectacle hédoniste et malin de Marion Siéfert, qui a eu la bonne idée, bien qu'accidentelle, de donner le champ libre à une comédienne géniale, Helena de Laurens.
Au Lavoir moderne parisien, Simon-Élie Galibert présentait début avril son adaptation de «J'ai fait un vœu», dernier roman en date de Dennis Cooper. Revêche et émouvante, la pièce est un voyage obscur et vertigineux à travers réels et fantasmes entremêlés.
Bientôt en tournée, la nouvelle création de Camille Mutel, «Pourtant chacun tue ce qu’il aime», était présentée début avril dans la salle toute neuve du Carreau, à Forbach. La chorégraphe passionnée de Japon et formée au butô y dirige deux danseurs dans l'intervalle entre la bestialité pure et le geste cultivateur.
Dans le cadre du Festival 100 %, La Villette présente Madrigals, la dernière création barrée et baroque du jeune prodige flamand, Benjamin Abel Meirhaeghe.
À la Scala de Paris, le grand Jacques présente Weber à vif, un spectacle où les mots et la musique font bon ménage pour titiller nos méninges et raviver nos appétences théâtrales.
Au Théâtre de Belleville, Vincent Dussart s’est emparé du texte de Denis Lachaud, rappelant à notre souvenir ce fléau qui raya de la carte des vivants toute une génération qui ne demandait qu’à vivre.
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