Dans cette version écourtée, mais pas moins intense, d’Emmanuel Besnault, les mots de Shakespeare soufflent un air vivifiant qui rappelle que le théâtre n’a pas forcément besoin de gros navires pour bien voguer. Un bon capitaine à la barre et d’excellents marins sur le pont suffisent pour nous embarquer.
La metteuse en scène à la tête de la Cie Pandora porte au plateau, pour la première fois de sa longue et belle carrière, les mots de Tchekhov. Onirique, tendre, burlesque à la marge, sa mise en scène donne à entendre avec une rare clarté les accents comiques autant que désespérés de la tragédie de l’auteur russe.
Avec « Baùbo : De l'art de ne pas être mort », Jeanne Candel y sublime le deuil et la perte en musique dans une célébration formelle délirante et jubilatoire.
Dans le cadre du Festival Trajectoires initié par le Forum Jacques Prévert de Carros, Félicien Juttner revient sur les terres de son enfance et porte sur le plateau du TNN, une tragédie d’aujourd’hui.
À la MC2: Grenoble, dont elle est artiste associée, Émilie Anna Maillet a créé le double programme « To like or not to like »/« Crari or not ». Un projet immersif et transmédia ambitieux, qui balade le spectateurs dans les émois d'une bande d'adolescents-types.
À la Comédie de Colmar, avant d'investir le Théâtre de l'Union, le TGP et la Comédie De Reims, Émilie Capliez, porte au plateau Des Femmes qui nagent de Pauline Peyrade.
Au CDN de Besançon, avant de poser ses valises dans la petite salle de l'Athénée, Dea Liane esquisse le portrait d'Asmahan, diva égyptienne disparue depuis longtemps.
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