C’est parti, la saison s’ouvre avec fracas. À Genève, La Bâtie fait vibrer la ville et rassemble des artistes venus du monde entier. À Marseille, Actoral continue d’explorer les écritures contemporaines sous toutes leurs formes, entre performances, lectures et spectacles indisciplinés. Ces festivals rappellent que la rentrée n’est pas un retour à la routine, mais une explosion d’énergie et d’audace, une invitation à plonger dans la diversité des pratiques et des imaginaires.
Dans la foulée, le théâtre privé a lancé sa saison avec les 42e Rencontres Ekhoscènes au Théâtre Mogador. Salle comble, atmosphère tendue, mais résolue, et surtout un discours clair, précis et sans langue de bois de Caroline Verdu, vice-présidente Théâtre d’Ekhoscènes, qui a su dire tout à la fois l’énergie foisonnante d’un secteur créatif et les inquiétudes d’une économie sous pression. Un rappel utile et salutaire de la fragilité des équilibres, à l’heure où la multiplication des représentations ne suffit plus à compenser la stagnation des fréquentations.
Au nord de Paris, l’attention s’est tournée vers le CentQuatre. Après un été à rebondissements dignes d’un feuilleton, le suspens a pris fin avec la nomination de Valérie Senghor à la direction de ce lieu emblématique. L’annonce, confirmée par Télérama et la Ville de Paris, marque le retour d’une figure qui avait déjà accompagné le lancement de l’institution en 2007 et dont l’expérience dans le management culturel promet une nouvelle étape pour ce fleuron parisien.
Fidèles à ses engagements, la rédaction de Coups d’Œil est déjà sur tous les fronts pour suivre de près ces mouvements, ces secousses et ces rendez-vous. La rentrée culturelle ressemble à une série haletante, imprévisible et passionnante. Et nous serons là, épisode après épisode, pour en raconter les fulgurances, les éclats, mais aussi les ratés.