Ça va bien se passer (j'espère) - Robert Bouvier © Guillaume Perret
© Guillaume Perret

Ça va bien se passer (j’espère) : Les tribulations d’un doux rêveur

Le comédien suisse, de renommée internationale, a créé et dirigé pendant plus de vingt ans le Théâtre du Passage dans sa ville natale de Neuchâtel. Dans un seul-en-scène autobiographique, il revient sur le parcours d’un petit garçon rêveur qui n’a cessé de croire en sa bonne étoile.
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Le titre suisse de ce spectacle est Ça veut jouer (ou bien) ? Ce « ou bien » est une locution typiquement helvétique, côté francophone, qui ponctue régulièrement une question. Celle-ci fut lancée par une abonnée du théâtre, s’apercevant que le prince Siegfried du Lac des Cygnes n’était pas la star du Kirov, mais le directeur du théâtre. Le ballet russe n’ayant pu arriver à l’heure, ce dernier a tenté de combler le vide. Quand on dirige une salle de spectacle, l’une des préoccupations majeures du directeur est que cela se passe bien ! Enfin, tout le monde l’espère…

Un bel hommage au théâtre

Robert Bouvier se débarrasse de son costume de scène pour endosser un vêtement civil plus approprié à sa fonction. Le Kirov traînant, il lui faut combler le vide. Il décide de raconter sa jeunesse, sa formation à Paris puis à Strasbourg, sa carrière et ses expériences comme directeur du Théâtre du Passage. 

Les anecdotes s’enchaînent. Certaines sont délectables comme cette improbable rencontre avec une milliardaire excentrique, sa découverte de la capitale et les tracas liés à sa charge de directeur. Pour éviter que son spectacle ne s’adresse et ne fasse rire que les gens du métier, Robert Bouvier s’est entouré, à l’écriture comme à la mise en scène, de la danseuse et chorégraphe Joëlle Bouvier et du comédien humoriste Simon Romang (La crise). Dans l’écrin très imagé qu’ils ont bâti, le spectacle prend des atours universels. Son récit emprunte des chemins de traverses et suit de délicieuses envolées poétiques. Avec son visage de Pierrot Lunaire, le comédien s’avère être resté un éternel enfant à la Prévert. Ce cancre qui n’est jamais entré dans le moule, préférant admirer les étoiles et se mettre au service du théâtre.


Ça va bien se passer (j’espère), de et par Robert Bouvier
Théâtre Le Funambule Montmartre – Paris
Du 4 mai au 9 juin 2026
Durée 1h20.

Co-écriture et mise en scène : Joëlle Bouvier et Simon Romang
Musique et univers sonore : Matthias Yannis Babey
Musique originale : Lucas Warin
Lumières, régie générale : Pascal Di Mito
Décor et accessoires : Yvan Schlatter
Costumes : Faustine Brenier.

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