Vos débuts
Votre premier souvenir d’art vivant ?
Un potier façonnant l’argile sur son tour pour lui donner la forme d’un vase.
Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir cette voie ?
« Pierre qui roule n’amasse pas mousse », et moi, j’aime le mouvement.

Qu’est-ce qui vous a guidé vers cette spécialisation ?
Personne ne choisit de naître. Mais, une fois sorti des limbes, enfant, on rêve sa vie et on la joue ! Et plus tard, on peut essayer — ou non — de faire de ces rêves une esquisse de réalité.
Racontez-nous le tout premier spectacle auquel vous avez participé ?
À l’école primaire : Les Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet. Ce jour-là, j’étais sûr que mes petits camarades spectateurs ne me casseraient pas la gueule à la récré.
Passions et inspirations
Votre plus grand coup de cœur scénique ?
La Cerisaie, mise en scène par Peter Brook au Théâtre des Bouffes du Nord.
Quelles belles rencontres ont marqué votre parcours
En quarante-sept ans de carrière, les belles rencontres ont été nombreuses, mais celle pour qui je garde une tendresse particulière est celle d’une après-midi passée en tête-à-tête avec Mademoiselle Arletty, pour ses quatre-vingt-dix ans.

Où puisez-vous votre énergie créative ?
Dans mon enfance que je n’ai jamais quittée.
En quoi ce que vous faites est essentiel à votre équilibre ?
Payer mon loyer et remplir mon frigo m’apaise — et m’est agréable.
L’art et le corps
Que représente la scène pour vous ?
Michel Bouquet, mon maître et père de théâtre, aux côtés de qui j’ai eu l’honneur de jouer (déjà !) L’Avare il y a bien longtemps, a dit un jour de colère aux élèves du Conservatoire de Paris : « Les gens sont devenus notaires ! Ils sont devenus pharmaciens ! Ils sont devenus épiciers-traiteurs ! Et ils vont au théâtre ! Et ils payent ! Et ils ne payent pas pour venir vous voir jouer ! Non ! Ils payent pour retrouver leur enfance ! Et pour celles et ceux qui parmi vous s’en montreront dignes — pour ceux-là seulement — alors, oui, un jour peut-être, ils seront appelés à être les ambassadeurs de leur enfance… » Tout est dit.
Rêves et projets

Avec quels artistes aimeriez-vous travailler ?
Avec la prochaine, ou le prochain, qui me proposera quelque chose.
Si tout était possible, à quoi rêveriez-vous de participer ?
Une vie où tout serait possible ne présenterait aucun intérêt. Car, comme le dit si bien la phrase : « Le visage de l’homme dans la satiété est le plus horrible de tous ! » L’un des sels les plus excitants de l’existence consiste, au contraire, à rendre possible ce que la plupart des gens pensent impossible.
Si votre parcours était une œuvre d’art, laquelle serait-elle ?
Little Big Man d’Arthur Penn.
L’Avare de Molière
Reprise au Théâtre de la Tempête -Paris
Du 1er au 23 novembre 2025
Durée 2h.
Pour la tournée 2025-2026 cliquez ici
Théâtre de la Tempête
Du 13 septembre au 20 octobre 2024
Durée 2h
Mise en scène de Clément Poirée
Avec John Arnold, Mathilde Auneveux, Pascal Cesari, Virgil Leclaire, Nelson-Rafaell Madel, Laurent Ménoret, Marie Razafindrakoto, Anne-Élodie Sorlin.
Collaboration à la mise en scène Pauline Labib-Lamour
Scénographie, accessoires d’Erwan Creff assisté de Caroline Aouin
Lumières de Guillaume Tesson assisté de Marine David
Costumes d’Hanna Sjödin assistée de Camille Lamy et de Malaury Flamand
Musique et son de Stéphanie Gibert assistée de Farid Laroussi
Maquillage, perruques Pauline Bry-Martin assistée de Sylvain Dufour
Régie générale, régie plateau Yan Dekel
Habillage Émilie Lechevalier, Solène Truong.